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THT - Procès sous Très Haute Tension

 

Dix mois de prison ont été requis lundi contre un militant opposé au projet de ligne à très haute tension Cotentin-Maine, accusé de violences contre les gendarmes le 24 juin lors d'une manifestation à Montabot (Manche), qui avait donné lieu à de vifs affrontements !

L'étudiant breton de 24 ans était bien dans le groupe participant aux violences (contre les forces de l'ordre le 24 juin). Il était en première ligne. Il a été vu avec des pierres et autres objets, a dit la substitut du procureur de la République Coutances Lydie Warolin. Il n'est toutefois pas établi que ce militant antinucléaire, déjà condamné pour violence à l'égard de personne dépositaire de l'autorité publique, soit directement responsable des deux blessés légers, à la main, recensés côté gendarmes ce jour-là, selon le parquet. L'un d'eux avait eu un jour d'ITT.

Le parquet a aussi demandé qu'il soit interdit au prévenu de se trouver dans les départements où la ligne THT Cotentin-Maine est en construction (Manche, Mayenne, Ille-et-Vilaine, Calvados). Le jeune homme ne reconnaît pas les faits et dit avoir été muni seulement d'un bâton mais pour l'aider à marcher dans les sentiers du bocage où se déroulait la manifestation. Il a admis avoir porté masque à gaz et lunettes de plongée pour se protéger des gaz lacrymogènes.

Le 24 juin, opposants à la ligne à la THT et forces de l'ordre se sont affrontés dimanche à Montabot, où des centaines de militants avaient monté un camp de résistance et une député EELV y avait dénoncé des moyens de repression disproportionnés à l'encontre des militants. Selon la préfecture, ces heurts n'avaient pas fait de blessé grave, même si un militant a été blessé à la tête selon elle. Selon les militants et un médecin, au moins trois d'entre eux ont été grièvement blessés, dont deux ont à ce jour perdu l'usage d'un oeil. Les militants ont annoncé 20 à 30 blessés au total.  Il n'y avait eu qu'une interpellation.

Les opposants à la THT qui doit acheminer l'électricité du réacteur EPR en construction à Flamanville (Manche) redoutent les effets sur la santé dont sont soupçonnés les lignes à très haute tension.

AFP

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Commentaire de JF@ le 6 août 2012 à 20:21

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