L'état d'urgence a été décrété lundi dans le sud-est du Pérou, après de violents heurts entre manifestants et forces de l'ordre qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, au 8e jour d'un mouvement déclenché contre le groupe suisse minier Xstrata, accusé de polluer des cours d'eau voisins en exploitant une mine de cuivre !
Le gouvernement a déclaré l'état d'urgence dans la province d'Espinar, dans la région de Cuzco, afin de sauvegarder la sécurité de la population et la libre-circulation dans cette zone du pays, face aux violentes manifestations qui ont fait deux morts et conduit à la séquestration d'un procureur, a déclaré le Premier ministre péruvien Oscar Valdes, lors d'une conférence de presse au Palais du gouvernement. Cette mesure suspend pendant 30 jours les garanties constitutionnelles concernant la liberté et la sécurité des personnes, ainsi que la liberté de réunion et de circulation dans le territoire, selon le décret.
Le président Valdes, qui était accompagné des ministres de l'Intérieur Wilver Calle, de l'Energie et des Mines, Jorge Merino, et de l'Environnement, Manuel Pulgar Vidal, a affirmé que cette mesure était due au fait qu'il ne s'agit pas d'une mobilisation pacifique mais de personnes extrémistes qui attaquent l'autorité de la police. Le procureur Hector Herrera, qui a été retenu par les manifestants, a été remis en liberté pendant la nuit et est arrivé en bonne santé dans une station de police, a indiqué à la radio RPP Elizabeth Ortiz, présidente des procureurs de Cusco.
Le Premier ministre a appelé la population d'Espinar à cesser les actes de violences pour dialoguer avec le gouvernement. Les manifestations ont provoqué lundi la mort de deux civils, 50 personnes ont été blessées dont 30 policiers, et le procureur de la province d'Espinar, Hector Herrera, a été séquestré, a indiqué le ministre de l'Intérieur. Il a précisé que les manifestants étaient arrivés près de la mine suisse Xstrata, à bord de 10 véhicules, avant de lancer des pierres et de placer des troncs d'arbres sur la route qui relie la capitale régionale Cuzco à la mine.
Les autorités régionales d'Espinar accusent Xstrata de polluer deux rivières et exigent une étude environnementale. Les heurts sont intervenus quand les forces de l'ordre ont voulu disperser les centaines de manifestants qui bloquaient la route. La police a fait usage de gaz lacrymogène.
Ce mouvement de protestation a été lancé le 21 mai dernier, lorsque les autorités d'Espinar ont dénoncé une apparente pollution chimique des fleuves Salado et Cañipa, proches de la mine de Tintaya. Elles réclament en outre une augmentation des subsides reversées par le groupe suisse aux communauté locales, réunies sous la bannière du Front de défense d'Espinar.
AFP
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Commentaire de JF@ le 29 mai 2012 à 8:14 ...
Les manifestants étaient arrivés près de la mine Xstrata à bord de 10 véhicules, avant de lancer des pierres et de placer des troncs d'arbres sur la route qui relie la capitale régionale Cuzco à la mine.
Les heurts sont intervenus quand les forces de l'ordre ont voulu disperser les centaines de manifestants qui bloquaient la route. La police a fait usage de gaz lacrymogène.
Le procureur Hector Herrera, "qui a été retenu par les manifestants, a été remis en liberté pendant la nuit et est arrivé en bonne santé dans une station de police", a indiqué à la radio RPP la présidente des procureurs de Cuzco, Elizabeth Ortiz. - AFP
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