Dans la plupart des provinces chinoises, on trouve des villages du cancer où la pollution de l'eau, des sols ou de l'air par des métaux lourds a engendré des épidémies de tumeurs !
Dans le Guangxi (sud), la pollution au cadmium de la rivière Longjiang sur 300 km a provoqué fin janvier une ruée sur l'eau en bouteille. Début février, une panique similaire a été observée à Zhenjiang, entre Shanghai et Nankin, une des régions de Chine les plus industrialisées et aussi l'une des plus riches. Selon une étude gouvernementale publiée l'automne dernier, les métaux lourds comme le plomb, le mercure ou le cadmium polluent environ 10% des terres arables en Chine.
Comble de l'ironie, près de Laizhou dans le Shandong, le bureau de l'environnement a inexplicablement décerné à l'une ces villes, Tushan, le label de commune de la longévité normalement subordonné à des critères de qualité de l'air et de l'eau, de verdure et de traitement des déchets. Et ce alors qu'un nombre anormalement élevé de cancers y est recensé en raison de la présence d'usines chimiques, dont l'une fabrique l'insecticide profenofos.
Les pesticides vaporisés en grande quantité sur certaines cultures, comme le coton, sont aussi à l'origine de graves problèmes de santé qui n'apparaissent pas toujours dans les statistiques. En effet, les carences en matière de remboursement des dépenses de santé font qu'un grand nombre de personnes, notamment les paysans, ne se font pas hospitaliser lorsqu'ils se savent atteints d'une maladie grave, de peur de devenir une charge financière pour leur famille.
La prise de conscience de ces dangers et la colère qui va avec, augmente depuis quelques années. Les protestations de riverains contre la présence d'usines polluantes se multiplient. Même Apple s'est trouvé dans le collimateur : selon des organisations écologistes, certains fournisseurs de la firme à la pomme en Chine ont rejeté des substances toxiques près des usines.
En septembre, les autorités ont ordonné la fermeture provisoire d'une usine de panneaux solaires de Jinko Solar à Haining, dans le Zhejiang (est), accusée par la mairie de rejeter du fluorure à haute dose et d'être responsable d'au moins six cas de leucémie. Jinko Solar a assuré par la suite avoir pris en compte des recommandations d'expert pour éviter les fuites toxiques.
Enfin, les autorités chinoises ont perdu la face lorsque de nombreux Pékinois, ne croyant pas une seconde aux mesures officielles de pollution atmosphérique annonçant contre toute évidence un air de qualité convenable, sont allés se renseigner sur le site de l'ambassade des Etats-Unis. Et ont découvert que les relevés officiels n'incluaient pas les particules PM 2,5, les plus fines et aussi les plus dangereuses plus la santé.
Celles-ci sont désormais prises en compte.
AFP
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Commentaire de JF@ le 3 juin 2012 à 17:43
Commentaire de chantal van den putte le 3 juin 2012 à 17:30 dur, dur d'être chinois, quand au label de la longévitén c'est normal, car ceux qui survivent à touts ces traitements sont vraiment des champions. bon dimanche, merci JF
Commentaire de JF@ le 2 juin 2012 à 8:14 Bienvenue dans
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