Mais comment se fait-il que le téléphone soit devenu indispensable à ce point ? Et surtout, comment faisons-t-on avant ?
Il faut se rappeler d'où l'on vient : passer au 06 c'était couper le cordon du téléphone collectif et familial pour le luxe du téléphone personnel. Appeler un mobile c'est appeler UNE personne en particulier. C'est une sorte d'extension de soi, qui fait que l'on est joignable. D'où la crainte de ne pas l'avoir avec soi (on appelle cela la nomophobie) ou bien d'être déconnecté malgré soi, car cela sous-entend que l'on perd un «bout de soi».
Puis sont venus les nouveaux usages, à commencer par les SMS, petits mots doux glissés au creux du téléphone, à la fois très utilitaires («achète du pain») et très personnels («je pense à toi»). Les photos sont venues enrichir cette «boite à trésors» sentimentale, avec des souvenirs et des personnes que l'on aime contenus dans une boite au fond de la poche. Sans oublier les e-mails, rendant accros les professionnels.
Restait à développer encore plus l'aspect utilitaire de l'objet communiquant. En 2006 lors d'un voyage au Japon, j'avais constaté que les japonais consommaient énormément de services mobiles. Plusieurs facteurs à cela : des téléphones adaptés à la consommation de données multimédia, des services adaptés (i-mode à l'époque), des GPS intégrés, des forfaits téléphoniques «flat rate» (illimités). Et une multitude d'occasion d'utiliser son téléphone : lire des histoires courtes dans le métro, trouver son chemin, scanner des qr-codes pour comparer des prix, accéder au métro en effleurant une borne avec le combiné.
Avec les smartphones (à commencer par l'iPhone bien sûr) c'est toute cette simplicité d'usages que l'on retrouve désormais en Europe, rajoutant la dernière nouveauté en date, les réseaux sociaux : les combinés portables deviennent des émetteurs de contenus, on partage à tout va pensées et curiosités en photos, vidéos, sons… On est «toujours connecté».
Et ce n'est pas fini : d'ici la fin d'année, les téléphones serviront à payer à distance avec sa carte bleue, intégreront le paiement sans contact, la carte de transport. Le mobile sera alors aussi indispensable que ses clés, et deviendra un témoin de vie : dis moi ce que tu fais de ton téléphone, je te dirai comment tu vis.
Le prochain geste de savoir-vivre, voire de libération collective, sera de savoir (parfois) déconnecter.
ZDN
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Commentaire de JF@ le 11 juillet 2012 à 21:37 Perso... je n'ai jamais eu de smartphone.
Et depuis près d'un an, j'ai même réussi à me débarraser du mobile !
OUF... plus de "fil à la patte" : LA LIBERTÉ !!! :oD
Commentaire de JF@ le 11 juillet 2012 à 13:40
Commentaire de amaeta le 11 juillet 2012 à 13:34 Alors cela deviendra-t'il obligatoire d'avoir un mobile pour payer les factures?
j'en ai un qui souvent se trouve si loin de moi qu'il m'est arriveé de l''garer plusieurs mois, je me dit qu'il ne me sert à rien, d'autant que souvent quand je veux l'utiliser, il n'y a pas de réseau o__o chez moi ça couvre mal... mais je me dis qu'en cas d'accident (il m'a dejà servi) ou de panne... je me demande souvent : je le garde ou je le jette ?
je crois que lorsque je n'aurais plus de moto je le jeterai LOL
Commentaire de JF@ le 11 juillet 2012 à 13:01 Bienvenue dans
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