L'imagerie médicale est un instrument formidable. Depuis son apparition à travers les rayons X, puis à travers des techniques plus poussées comme le scanner, l'échographie ou l'imagerie par résonance magnétique, les médecins ont pu améliorer leurs diagnostics de façon importante !
Il n'y a pas que les médecins qui se régalent avec ses instruments permettant de voir à travers les murs, les chercheurs de toutes les disciplines sont amenés à les utiliser. Les archéologues visualisent les momies sans toucher aux bandelettes, les neurologues voient les parties du cerveau qui s'illuminent lorsque l'on rêve. La biologie expérimentale n'est pas en reste. Des scientifiques ont présenté à la fin du mois de juin, les résultats d'analyse concernant des plantes en pots. La conclusion est assez simple : notre bon vieux Nicolas, le jardinier, a toujours eu raison. Mais revenons, d'abord, sur ce papier.
Les chercheurs ont utilisé une IRM avec des images en 3D pour visualiser la croissance des racines des plantes en pots. Ils ont observé que les plantes déploient rapidement leurs racines en direction des parois du pot dans lequel elles sont. Pour un peu, on pourrait croire que la plante part à l'exploration de son environnement envoyant ses racines comme autant de doigts pour détecter l'espace dans lequel elle va pouvoir croître.
Ces mêmes chercheurs ont repris 65 études indépendantes décrivant le comportement de plantes comme la tomate, le maïs, le cactus, le blé, le coton, ou le pin. L'ensemble de ces études trouve que plus le pot d'une plante est volumineux plus la plante deviendra grande. Pour être précis, le papier indique que lorsque l'on double la taille du pot, la plante deviendra 43% plus grande. Hendrick Poorter, chercheur allemand, est l'auteur principal de cette étude. Il explique son objectif. Il ne cherche pas à aider les jardiniers ou les amateurs de plantes en pots. Il cherche à connaitre la taille du pot optimal dans lequel les expérimentations peuvent être effectuées sans que la taille du pot n'affecte le développement de la plante. Il veut trouver, en quelque sorte, un guide de bonnes pratiques pour les biologistes en laboratoire.
Lorsque la plante est dans un pot plus petit, elle se développe plus lentement. La chute de la photosynthèse n'est pas due à une sous alimentation en nutriment, en eau ou à la taille des feuilles. C'est comme si la plante savait que son environnement était restreint et qu'elle adaptait sa croissance en conséquence; tout cela, grâce à son réseau de racines. L'étude n'a pas trouvé le lien entre la plante, son développement et le message renvoyé par les racines.
En tout cas le résultat est là, changez la taille vos pots à la maison et vous devriez voir vos plantes se développer. Ceci dit, sans les chercheurs et sans IRM, ce conseil vous avait déjà été donné par Nicolas le jardinier ou par votre tante à la main verte.
SLT
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Commentaire de sayah tahar le 27 juillet 2012 à 6:25
Commentaire de chantal van den putte le 26 juillet 2012 à 13:42 merveille. à l'école d'horticulture j'ai appris que pour réussir des boutures il faut les mettre le long de la paroi, ceci explique peut-être celà, merci Jf
Commentaire de JF@ le 26 juillet 2012 à 10:18 Bienvenue dans
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